Affichage des articles dont le libellé est Rêveur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rêveur. Afficher tous les articles

lundi 11 février 2013

Cinquante mille

En ce gris lundi, J+15 après mon retour de vacances, c'est avec une joie non dissimulée que je peux définitivement annoncer que :

1) Je n'ai pas le paludisme : dernière piqûre de staïque aux environs du 20-22 janvier, en tenant compte du nombre moyen de jours d'incubation (20), aucun symptôme inquiétant, je peux donc dire avec certitude que je ne suis pas atteinte.

2) Je n'ai ramené aucun habitant d'Afrique dans mes bagages. Riez, riez, mes chers lecteurs mais à Hluhluwe c'était juste le zoo dans les chambres entre les lézards et les grenouilles j'étais quasiment sûre à 100% que je ramènerai un spécimen quelconque en rentrant à Paris.


Sans parler des monstrueux insectes en moyenne trois fois plus gros que leurs congénères français. Donc pour vulgariser : spider = tarentule, moustique = frelon et scarabée = tractopelle. Des machins, mais comme jamais t'as vu (sauf si t'es allé en Afrique ou tout autre pays exotique avec de très gros insectes).

3) Je préfère les températures trop chaudes aux températures trop froides. Moi qui ai toujours pensé l'inverse, bah là je dis que non. J'ai changé d'avis la semaine dernière, quand j'ai senti mes os se freezer dans un éclair de douleur glaciale, depuis que le vent diabolique est entré sous ma peau et m'a pété quelques veines de la cervelle. Je le dis haut et fort : je préfère transpirer comme une grosse tranche de bacon dans la poêle, plutôt que de grelotter comme une cuisse de poulet au congélo.

Voilà pour les nouvelles, sans oublier que ce matin (après avoir passé un weekend merveilleux empli de belles choses) je me suis réveillée pour constater avec délice que j'avais atteint les 50.000 visites sur mon boring blog*.

* lèvre inférieure qui tremblote d'émotion.


Si c'est pas la meilleure façon d'entamer la semaine, je me demande bien ce que c'est.

Alors qu'est ce qu'on dit Jeannette?

MERCI à tous mes borings lecteurs.

lundi 29 octobre 2012

Gizmo, Dim-Up and Co.

Non je n'étais pas en vacances, j'était juste en pleine dépression à cause de mon élimination des GBA. Le doc m'a mise sous antidépresseurs, j'ai pleuré, crié, bavé mais j'ai pas posé de RTT (ouai, j'essaye de faire des rimes). Mon inspiration s'en est trouvée affectée, j'ai plusieurs fois essayé de rédiger des embryons de texte mal-formés, ne pouvant vous infliger un truc pareil, j'ai préféré me raviser.

Bref, j'ai été occupée, j'ai beaucoup travaillé et j'ai analysé la couleur du ciel. Je me suis isolée dans mon canapé, j'ai fumé, j'ai regardé plus belle la vie et j'ai bu du thé.

Samedi je suis allée au Monop et j'ai trouvé un euro par terre (nice try, ça va pas remplacer mes cents euros de la semaine dernière). J'ai aussi acheté les céréales du diable avec des ENORMES pépites de muesli aggloméré et des gros tas caramélisés de noisettes and Co. J'ai aussi acheté des collants (le velociraptor a niqué ma dernière paire en frottant ses gencives dessus).

J'ai fait la vaisselle car ça commençait à sentir la charogne, pire que l'haleine de mon frigo (j'ai placé un bouquet de basilic dans mon frigo, depuis il a l'haleine fraîche!)


Le soir j'ai bu une bouteille de pinot gris à moi tout seule, rehaussée d'une paire de gin tonic (je n'étais pas seule, au cas où certains d'entre vous m'imaginent en train de siroter le vin directement à la bouteille devant la télé en charentaises).


J'ai aussi kidnappé un Gizmo en peluche, ouai ouaiiii. Le Rêveur m'a donné une crise cadillac en le kidnappant de mon sac et en le cachant sous la couette, j'ai cru que j'allais devoir racheter un GiGi (c'est INTROUVABLE!) je ne sais pas si je vais le restituer tellement je l'aime. Même contre la rançon d'un million de dollars.


Et puis voilà. C'est assez cool de raconter sa life, je vais peut-être le faire plus souvent, en plus ma vie est tellement géniale que vous en êtes tous fous de jalousie. AVOUEZ que vous aimeriez vous aussi câliner Gizmo en buvant du thé et du vin devant plus belle la vie. AVOUEZ.

mercredi 12 septembre 2012

Le Vélociraptor a encore frappé

Le Rêveur me l'a annoncé au téléphone. Elle a cassé ma jolie bonbonnière trop mignonne que j'utilisais pour mettre mes boukdoreil.

Je vois la scène comme si j'y étais, en train de tâtonner le truc avec ses petits coussinets de tête à claque puis la faire tomber et se barrer en dérapant avec sa queue en point d'interrogation. AAAARGH ELLE M’ÉNEEEEERVE.

Sale semaine pour Jeannette, d'abord ma jolie tasse (MERCI SABINE) puis maintenant ma jolie bonbonnière que je venais tout juste d'acheter au dépot vente de la route de Tréguier.

P'tin chuis total vex, et même que ça me donne vapeur tellement chuis raide collapse (j'ai lu Agrippine hier).

PS: aujourd'hui, j'ai atteint les trentre mille visites sur mon blog, je suis fière de moi, et de VOUS, mes fidèles lecteurs! Merci!!!

mardi 4 septembre 2012

Midnight Murder

Le crime a eu lieu entre minuit et 6 heures.
La victime c'est moi (et mon Rêveur).
Ce n'est pas la vie qu'on nous a pris, c'est la nuit.
J'ai dormi deux heures et je suis de fort mauvaise humeur, ma foi.

Les suspects sont :

- La foutue lune : je ne crois pas vraiment à sa culpabilité. Elle paraît constante et sincère, elle n'est pas pleine et elle ne m'a pas du tout gênée pendant ma sieste entre 23h30 et 23h45.

- Le moustique N°1 : ce petit connard de putain d'enfoiré m'a bien pourri la nuit. Entre les bzibzi exaspérants et les piqûres de bâtard qu'il m'a laissé sur tout le corps, il a bien mérité son sort celui-là. Je l'ai buté vers 3 heures du matin avec mon espadrille. Putain quand je l'ai eu, ya eu une giclée de sang sur mon mur, ça faisait des heures qu'il nous pompait. BIEN FAIT POUR TA GUEULE CONNARD.

- Le moustique N°2 : après le meurtre (justifié par la légitime défense) du moustique N°1, je pose les armes (nounours, espadrille), je me recoiffe viteuf (j'étais complètement échevelée de rage) et je me remets dans mes draps, sereine, prête à enfin goûter à la douce nuit que je mérite. J'aurais presque pleuré, donc, quand le Rêveur a marmonné cette phrase qui résonne encore dans ma tête telle un abominable cauchemar.

 "yen a un autre"

Celui là, je n'ai JAMAIS réussi à le trouver. Apparemment il fait partie de la catégorie "rusé". Il est de ceux qui se posent sur les ombres portées, sur les angles de meuble et sur les objets fragiles que tu peux pas taper dessus comme un malade. Il n'ira certainement pas se poser tranquilos sur un mur bien white avec son ombre géante qui le trahit direct. ÇA c'était le moustique n°1 qui était très con.

- Le Vélociraptor :  elle a suprêmement bien contribué à ma nuit toute pourrave. Entre les miaulements INUTILES, les dérapages, l'escalade et encore maintes autres activités de colonie de vacances, j'ai bien failli la foutre par dessus le balcon. Du coup ce matin quand je me suis péniblement extirpée de mon microscopique sommeil merdique et que je l'ai vue tout mignonne en train de ROUPILLER, alors là mon sang n'a fait qu'un tour. OUAI JE L'AI RÉVEILLÉE et OUAI JE L'AI BIEN EMMERDÉE.

Bref j'ai pas dormi.

Selon moi, le coupable est : une bande organisée menée par le Vélociraptor qui commande deux moustiques au Clair de Lune.

J'ai besoin d'un café, et que PERSONNE ne m'adresse la parole avant midi.

jeudi 14 juin 2012

Mon imagination est un terroriste sadique

Hier soir, 21h50 environ, je monte dans le tromé à une station tout à fait normale et là BIM, JE SUIS ABSOLUMENT SEULE DANS LE WAGON (ouai, vous pouvez zoomer, le mec tout au fond à gauche avec la cravate, c'est une affiche) :



Flippant quoi.

Daumesnil : je me dis TROP TROP OVER COOL un wagon pour moi toute seule!!!! Je prends la photo ci-dessus, je trottine entre les sièges tout en laissant mon nouveau sac de grande marque sur un siège à 4, je tournicote autour de la barre en mode pole dance, bref je kiffe ma race.

Montgallet : toujours personne. Je me dis : CHELOU, quand même. Je commence à tendre le cou pour voir si c'est juste mon wagon ou si c'est le métro entier. Ya des gens au moins sur le quai?

Reuilly : correspondance OBLIGÉ ya quelqu'un qui va monter. Hé bah non. Là je commence à me dire "C'est peut-être que tout le monde regarde le match de foot....?" M'enfin quand même, c'est ni la France qui joue, ni la ligne 3 bis quoi.

Faidherbe : PUTAIN TOUJOURS PERSONNE (et vraiment pas grand monde sur le quai). Là je ris plus du tout, je me dis qu'il y a une bombe dans mon wagon (pourtant je fais toujours bien gaffe de JAMAIS monter au milieu d'une rame, là ou ya toutes les bombes!), et que je vais mourir seule abandonnée sur un vilain siège en sky bleu et une page du 20 Minutes collée sous ma semelle.

Ledru : ENCORE PERSONNE. Là une étincelle dans mon cerveau : PUTAIN C'EST L'APOCALYPSE ET PERSONNE NE M'A PRÉVENUE mon portable capte pas je fais quoi je fais quoi je fais quoi?!?!

Là j'ai fait fonctionner la pensée magique : "Si personne ne monte à la prochaine et que je peux tenir SEULE dans le wagon jusqu'à la destination finale, TOUTES LES GUERRES DU MONDE VONT S’ARRÊTER". Pi après je me suis dit que "Si personne ne monte à la prochaine, je change de wagon". Parce que faut aussi penser à l'éventualité du "pire que toute seule" : l'individu bizarre qui monte et je suis à sa merci. C'est quoi le pire? C'est quoi le pire? BREF la panique totale entre Ledru et Bastoche.

Bastoche : ENFIN quelqu'un monte. Un homme. C'est juste lui et moi, et OUF il n'a pas une tête de céréale quelle heure, il me calcule même pas alors que mon sac est trop beau. Je commence à me détendre, mon wagon n'est pas piégé.

Chemin vert : un groupe de jeun's monte. OUF ça y est la vie est redevenue belle et normale. Je commence à me dire que c'était pas la peine de paniquer, que c'est vraiment ridicule et que tout ceci ferait un post marrant sur mon blog (ouai, à Ledru ça ne m'a pas frôlé un instant de bloguer cette sale histoire, tellement j'étais terrifiée et tellement ma priorité c'était de faire fonctionner mon 3G pour téléphoner au Rêveur et lui dire de venir me sauver).

Saint Sébastien machin : j'ouvre une page de mon livre que je viens de taxer à frangine (Harlan Coben il est connu mais je l'ai jamais lu il est partout c'est sûrement trop bien*), bref tout ça va me faire oublier cette mauvaise aventure.

Filles du Calvaire : la première page de ce bouquin m'ennuie profondément, ainsi que la deuxième page.

Répu : OUF JE SUIS ARRIVÉE. Je m'en suis sortie indemne, mis à part une petite ampoule sur la main à force de tourner autour de la barre.

* je vais donner une deuxième chance au livre, mais c'est mal barré.

vendredi 20 avril 2012

Privée de vote ... suite

Dans un geste inespéré de dernière chance, je suis allée sur le site de la mairie de mon ancienne ville pour pécho le numéro et voir si j'étais encore inscrite là bas, et là BIM je tombe sur ça...

THE WEBSITE de la mairie de la mort qui tue.

Bon OK, c'est la crise, mais quand même.




Pi ensuite, je suis allée sur le site du City-hall de NYC, en espérant pouvoir faire un comparatif abusé moche vs. glossy mais manque de bol, les amerloques ils sont pas doués non plus.




J'en arrive donc à la conclusion suivante : les sites ouèbes glossy c'est devenu mainstream. Maintenant c'est la mode hipster des sites style camping 1 étoile.

PS: pour ceux qui meurent d'envie de savoir si je pourrais voter dans ma super autre ville, et bien non, je n'y suis pas inscrite non plus. Je suis dans un no man's land, dans la faille spatio-temporelle des pauvres citoyens lésés. Heureusement, Le Rêveur me donne son premier tour.

jeudi 12 avril 2012

Parce que le backpacking est trop mainstream...

Terre argentée, région d'Humahuaca, bus local.

Le Rêveur et moi, occupés à admirer le paysage et à écrabouiller des moustiques sur les vitres voyons soudain monter une tribu de ces individus communément appelés backpackerlingus babacoolus ou voyageurs du monde aux cheveux dreadlockés. Ils se déplacent en troupeaux, ils sont beaux, ils sont jeunes, ils ont des bobs péruviens, des sacs à dos et des bracelets tressés, bref, des aventuriers.

Ils s'asseyent juste devant nous et l'un d'entre eux s'adresse à nous, en engageant diplomatiquement la conversation par un "Yen a marre de croiser des français partout". 

Que répondre à une phrase si engageante..?

La conversation est lancée avec ce spécimen visiblement récent, puisque ses cheveux n'en sont qu'au stade des boucles sales. Nous apprenons donc au cours de ses récits magiques qu'il est un grand grand voyageur de la mort qui tue et qu'il fait le tour de l'Amérique du Sud avec les autres membres de sa tribu.

Rapidement, nous comprenons que le spécimen, loin d'être unique est pourtant très spécial. Il présente en effet une caractéristique fortement développée appelée "arrogance rarement égalée doublée d'un odieux mépris pour les touristes".

L'individu est tout bonnement insupportable.


- " Ouai, moi j'ai arrêté les études à quinze ans, j'suis en Amérique du Sud depuis 4 mois blablabla mais ça fait 4 ans que je voyage autour du monde blablabla woofing couchsurfing backpacking string parking curling blablabla aventure sac à dos, je ne sais pas de quoi demain sera fait blabloublilou dreadlocks blabla carpe diem blablou".

- Ah oui, tu voyages depuis 4 ans? Ouaou!!!! Je flatte ce jeune énergumène de 19 ans qui a pourtant l'air d'avoir déjà vécu plusieurs vies.


- "Je fais les vendanges dans le vignoble de ma mère pour me faire du fric puis je pars à l'aventure. J'ai passé un an en Angleterre, un an en Ecosse puis un an en Italie."
...

Woaouuuu sooo hardcore le voyage autour du monde! Je m'incline devant cet aventurier hors pair, qui m'apprend la géographie de l'Amérique Latine d'un air condescendant et se vente de parler quatre langues couramment. Nous pauvres touristes ne faisons pas le poids devant cet Indiana Jones des temps modernes.


-" Ah ouai, vous êtes là pour trois semaines, vous êtes juste en vacances, en fait". Nous lance-t-il plein de mépris.


- "Nan mais PETIT CONNARD DE PISSEUX DE PRE-ADO DE MERDE qui se dit voyageur de OUF tu veux m'apprendre la vie, à moi qui ai 10 ans de plus que toi et qui bosse depuis des années pour me payer des PUTAIN DE VACANCES? Mon pauvre ami NAN MAIS TU T'ENTENDS PARLER tu crois vraiment que ta vie est si incroyable que tu peux te permettre DE PRENDRE LES GENS DE HAUT nan mais TA GUEULE JE VEUX PLUS ENTENDRE TA VOIX SINON JE TE FAIS BOUFFER TON SAC A DOS.
C'est ce que j'ai rétorqué à l'intérieur de moi.


- "Heu, bah ouai, ya pas mal de gens qui font ça, on travaille, puis on part ensuite en vacances."
C'est ce que j'ai rétorqué en vrai.


-"Ouai nous en fait on vit au jour le jour, on en a marre de croiser des touristes tout le temps, on va plutôt hors des sentiers battus blablabla camping budget serré blabla guitare sur le trottoir blabla supers combines bliblablu". 

L'individu remonte sa manche, puis me montre solennellement son poignet.


"Et puis tu vois ce bracelet brésilien, on est en train d'apprendre à les faire et on va les vendre". 

Waoooouuuuuuuu p'tin alors là, tu m'achèves tellement t'es un inventeur de la mort qui tue. Des BRACELETS BRESILIENS que vous allez VENDRE AUX TOURISTES putain nan mais v'la l'idée de malade mental, tu vas révolutionner le monde des backpackers!!!

A cet instant, j'ai compris. Cet énergumène odieux pensait tout bêtement qu'il était unique.

J'en suis arrivée à la conclusion suivante : le backpacking c'est tellement mainstream que d'ici peu, les touristes reviendront à la mode.

vendredi 6 avril 2012

El mapa del tresoro

Le 2 Mars dernier, avec le Rêveur, nous avons pris l'avion pour l'Argentine.

Mode backpack on, 3 culottes, 3 tshirts 3 pantalons, 3 semaines.
NO makeup, NO dentelle, NO escarpins.

1 polaire

NB: j'ai quand même vérifié avant tout que le Rêveur était amoureux de moi, parce que laisse béton l'anti-glamourous attitude. J'avoue, j'ai craqué, j'y suis pas allée nue. J'ai fait péter la coloration des cils pour pas avoir l'air en phase terminale sur les tofs de vacances. NON NON, NON, je ne considère PAS que c'est de la triche.

Comme je suis plutôt une meuf spontanée, je vais pas vous raconter notre trip love2loveadventure en mode organisé avec toutes les étapes ça risquerait de vous rendre jaloux. En revanche (waou, en revanche, 9:51 expression très élaborée, ma cervelle est déjà opérationnelle?) les anecdotes, ça, ouai. Les photos, aussi.

Pour commencer, je ne peux résister à partager avec vous cette carte au trésor, dessinée par un dénommé Carlos, qui voulait absolument que nous allions à Jdgeyqouiejya en passant par  Mopurilsuctferisto et surtout ne pas rater  Bahgincteosdachtio parce que c'est un coin muy lindo.


Carlos, amigo, merci de ton aide, nous avons tout bien trouvé notre chemin.