Hier soir, 21h50 environ, je monte dans le tromé à une station tout à fait normale et là BIM, JE SUIS ABSOLUMENT SEULE DANS LE WAGON (ouai, vous pouvez zoomer, le mec tout au fond à gauche avec la cravate, c'est une affiche) :
Flippant quoi.
Daumesnil : je me dis TROP TROP OVER COOL un wagon pour moi toute seule!!!! Je prends la photo ci-dessus, je trottine entre les sièges tout en laissant mon nouveau sac de grande marque sur un siège à 4, je tournicote autour de la barre en mode pole dance, bref je kiffe ma race.
Montgallet : toujours personne. Je me dis : CHELOU, quand même. Je commence à tendre le cou pour voir si c'est juste mon wagon ou si c'est le métro entier. Ya des gens au moins sur le quai?
Reuilly : correspondance OBLIGÉ ya quelqu'un qui va monter. Hé bah non. Là je commence à me dire
"C'est peut-être que tout le monde regarde le match de foot....?" M'enfin quand même, c'est ni la France qui joue, ni la ligne 3 bis quoi.
Faidherbe : PUTAIN TOUJOURS PERSONNE (et vraiment pas grand monde sur le quai). Là je ris plus du tout, je me dis qu'il y a une bombe dans mon wagon (pourtant je fais toujours bien gaffe de JAMAIS monter au milieu d'une rame, là ou ya toutes les bombes!), et que je vais mourir seule abandonnée sur un vilain siège en sky bleu et une page du 20 Minutes collée sous ma semelle.
Ledru : ENCORE PERSONNE. Là une étincelle dans mon cerveau : PUTAIN C'EST L'APOCALYPSE ET PERSONNE NE M'A PRÉVENUE mon portable capte pas je fais quoi
je fais quoi je fais quoi?!?!
Là j'ai fait fonctionner la pensée magique :
"Si personne ne monte à la prochaine et que je peux tenir SEULE dans le wagon jusqu'à la destination finale, TOUTES LES GUERRES DU MONDE VONT S’ARRÊTER". Pi après je me suis dit que
"Si personne ne monte à la prochaine, je change de wagon". Parce que faut aussi penser à l'éventualité du "pire que toute seule" : l'individu bizarre qui monte et je suis à sa merci. C'est quoi le pire?
C'est quoi le pire? BREF la panique totale entre Ledru et Bastoche.
Bastoche : ENFIN quelqu'un monte. Un homme. C'est juste lui et moi, et OUF il n'a pas une tête de céréale quelle heure, il me calcule même pas alors que mon sac est trop beau. Je commence à me détendre, mon wagon n'est pas piégé.
Chemin vert : un groupe de jeun's monte. OUF ça y est la vie est redevenue belle et normale. Je commence à me dire que c'était pas la peine de paniquer, que c'est vraiment ridicule et que tout ceci ferait un post marrant sur mon blog (ouai, à Ledru ça ne m'a pas frôlé un instant de bloguer cette sale histoire, tellement j'étais terrifiée et tellement ma priorité c'était de faire fonctionner mon 3G pour téléphoner au Rêveur et lui dire de venir me sauver).
Saint Sébastien machin : j'ouvre une page de mon livre que je viens de taxer à frangine (Harlan Coben il est connu mais je l'ai jamais lu il est partout c'est sûrement trop bien*), bref tout ça va me faire oublier cette mauvaise aventure.
Filles du Calvaire : la première page de ce bouquin m'ennuie profondément, ainsi que la deuxième page.
Répu : OUF JE SUIS ARRIVÉE. Je m'en suis sortie indemne, mis à part une petite ampoule sur la main à force de tourner autour de la barre.
* je vais donner une deuxième chance au livre, mais c'est mal barré.